Comprendre la procrastination pour mieux la gérer

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Comprendre la procrastination pour mieux la gérer

Ah, cette fameuse procrastination. As-tu déjà pensé quelques instants combien d’énergie tu dépenses à stresser et à culpabiliser chaque fois que tu décides de remettre une tâche? Sans parler des tâches qui, en fin de compte, s’accomplissent en un rien de temps. Penses-y! Il n’est pas rare que la tâche soit moins longue à compléter que le temps en soi que tu mets (et l’énergie que tu perds) à la procrastiner.

J’avoue cependant que les raisons de la procrastination ne concernent pas seulement des petites tâches qui traînent. On a aussi les fameux crapauds, dont je t’ai déjà parlé.

Qu’est-ce que la procrastination au juste?

Concrètement, la procrastination est l’action de reporter des tâches ou des activités prioritaires. On les remplace alors par des activités qui donnent un plaisir immédiat au cerveau. Souvent, ce sont des activités secondaires ou même carrément inutiles. Eh oui!

Mais au-delà de ça, le principal coupable à la procrastination est notre cerveau. Car devant une nouvelle tâche à accomplir qui ne procure pas de résultat positif immédiat, le cerveau d’une personne qui procrastine préfère rester dans l’inaction ou fuir vers une activité plus plaisante. Ça te dit quelque chose?

Comment le cerveau t’amène-t-il à procrastiner?

Le cerveau est programmé pour survivre et perpétuer l’espèce. Il crée donc automatiquement une réaction émotionnelle si une situation est jugée menaçante. Par exemple, si tu es débordé par le travail (trop de tâches ou des tâches trop difficiles à faire), ton cerveau se met en mode « défense ». Il déclenche alors une réaction de combat (résistance) ou de fuite (ignorance). Tu vois le genre?

Pourquoi procrastine-t-on?

Les raisons pour lesquelles on procrastine sont nombreuses. En voici quelques-unes :

  • Tu ne sais pas par où commencer.
  • La tâche à accomplir n’est pas plaisante.
  • Tu manques de précisions pour ce que tu dois exécuter.
  • La tâche te semble énorme ou impossible à réaliser.
  • Tu as peur de l’échec, du jugement ou tu es trop perfectionniste.
  • Il y a présence de distractions addictives.

Et toi, pourquoi procrastines-tu?

Comment cesser de procrastiner?

Je te propose de décortiquer tout ça pour te donner des pistes de solutions et cesser de procrastiner.

Je vais mettre dans le même panier les trois raisons suivantes :

  • Tu ne sais pas par où commencer.
  • Tu manques de précisions pour ce que tu dois exécuter.
  • La tâche te semble énorme ou impossible à réaliser.

Quand tu ne sais pas par où commencer, c’est souvent parce que tu manques d’organisation ou de vision. Ou encore, parce que tes priorités ne sont pas claires. Ajoute à ça le manque de précisions et l’ampleur de la tâche, et bang! La procrastination arrive en courant. Ça se peut que tu ne l’aies même pas vue venir. D’ailleurs, une des principales raisons qui nous plonge dans la procrastination, c’est le manque de précisions à propos d’une tâche ou d’un projet, la confusion et les doutes vis-à-vis ce que tu es censé faire, les étapes à suivre, et surtout ce qui te pousse à le faire.

Et là, ce n’est pas le moment de t’autoflageller. Être organisé, ça s’apprend.

Mise sur l’organisation et la planification

Évidemment, tu me connais, je te reviens avec les objectifs! Objectifs à long terme oui, mais objectif du jour aussi. Si tu as des objectifs à long terme, assure-toi qu’ils ont été découpés (un éléphant se mange une bouchée à la fois) et que tu as mis en place un plan pour y arriver. Et surtout, des étapes pour mesurer l’avancement.

Ensuite, ne néglige surtout pas les étapes de la planification hebdomadaire et quotidienne, ainsi que le bilan de fin de semaine. Cette routine te permettra d’avoir une vision sur ce que tu dois accomplir, et ce, chaque jour et chaque semaine (la planification). C’est aussi ce qui t’aidera à comprendre rapidement pourquoi une ou plusieurs tâches n’ont pas été réalisées (le bilan). À partir de ton analyse, tu pourras ajuster ta prochaine planification et la respecter. Et bonjour la fierté de ne pas procrastiner!

Le meilleur moyen de surmonter la procrastination et d’accomplir plus de choses en moins de temps consiste à te préparer. Surtout, aie sous la main tout le matériel et les informations nécessaires pour accomplir tout ce que tu as planifié.

Garde en tête que souvent, lorsque tu crains de passer à l’action, c’est qu’en général tu as une idée erronée du temps qu’il faut réellement pour accomplir la tâche que tu repousses.

La tâche à accomplir n’est pas plaisante?

Et là, je te ramène à mon article sur les maudits crapauds, où j’ai abordé la procrastination en lien avec les tâches qui nous rebutent. Je ne m’éterniserai donc pas sur ce point, mais je veux tout de même préciser encore une fois ceci : le cerveau (qui recherche le plaisir) va, de par sa nature, t’amener à procrastiner les tâches qui l’ennuient. Et à mon sens, cette cause de procrastination est l’une des plus faciles à régler.

Ne pense pas à la tâche plus longtemps que 10 secondes avant de te mettre en action. Commence. Go! Peu importe le résultat que tu obtiendras en une heure, tu apprendras une leçon très importante : on craint moins de devoir consacrer du temps et de l’énergie à une tâche que de se mettre tout simplement au travail. Vois-tu la différence?

La peur de l’échec, du jugement et le perfectionniste te guettent?

Là, ça devient intéressant. Si ce n’est pas déjà fait et que la notion de perfection t’interpelle, je t’invite fortement à lire mon article à propos de la perfection.

Peut-être que tu ne te considères pas comme étant perfectionniste, mais t’arrive-t-il d’attendre que le moment soit le plus propice possible ou que les conditions soient des plus favorables avant d’entreprendre certaines tâches?

Et des peurs, il y en a plusieurs : peur de l’inconnu, peur du jugement, peur de faire des erreurs. Il y a même la peur du succès. Et que dire de la peur du changement!

Prendre conscience de nos peurs ou du perfectionnisme qui nous bloque, c’est déjà un pas dans la bonne voie. Se faire accompagner pour les affronter et se mettre en action est l’étape suivante. 😉 C’est mon rôle. Entre autres.

S’il fallait attendre de pouvoir accomplir les choses sans que la moindre trace de défaut ne soit visible, on n’accomplirait jamais rien.

  ~ Auteur inconnu

Et les distractions addictives?

C’est quoi au juste les distractions addictives? Il y a 10 ou 15 ans, le mot procrastination était moins utilisé qu’aujourd’hui. La raison est très simple : les sources de distraction étaient moins nombreuses. Les réseaux sociaux, les courriels, les vidéos, les textos, et ainsi de suite, sont plus que jamais omniprésents.

As-tu déjà essayé, ne serait-ce qu’une heure, de tout fermer? Je veux dire TOUT. Téléphone, courriel, page web, etc. Donc, éliminer toute source de distraction et te concentrer sur une tâche. Si oui, rappelle-toi combien ta productivité s’est décuplée.

J’ai lu quelque part qu’une heure de travail concentré (à 100%) où tu fais abstraction de tout à l’exception de ton travail, équivaut à trois heures de travail où tu es dérangé et que tu dois couper la tâche, y revenir, te concentrer à nouveau. Imagine la gestion du temps!

En conclusion, quelques pistes de réflexion

La procrastination est un sujet qui pourrait remplir un livre. Mais tout de même, question de commencer quelque part, voici quelques pistes de réflexions et trucs, qui, je l’espère, t’aideront à vaincre la procrastination.

  • Avant de procrastiner une tâche, réfléchis quelques instants aux conséquences qui en découleront. Et demande-toi : qu’est-ce qui peut arriver de pire si tu passes à l’action?
  • Utilise la règle des 10 secondes : si tu prends plus de 10 secondes à penser à ta tâche, c’est fini! Mets-toi en action et le reste suivra.
  • Prends conscience des prétextes que tu utilises pour remettre à plus tard et questionne-les.
  • Identifie les peurs, ce qui te démotive et ce qui te rend susceptible de procrastiner, puis trouve des solutions pour y remédier.
  • Essaie de découper tes tâches en plusieurs étapes. Et pense rapidement au plus petit pas possible que tu peux faire pour te mettre en action.
  • Cherche la nature de l’inconfort que tu ressens à l’idée de passer à l’action. Mets-toi au défi de tolérer cet inconfort. Et n’oublie pas ceci :
    • La souffrance du moment est temporaire, voire éphémère, comparée à la déception d’abandonner, d’arrêter, qui elle restera pour toujours.
  • Fais en sorte que ton environnement soit agréable et propice au travail. Dégage ton bureau. Prépare tout le matériel nécessaire à la tâche. Et autant que possible, choisis un endroit exempt de toute distraction.
  • Apprends à dire non.
  • Et surtout, assure-toi d’avoir des activités agréables (planifiées) pour te récompenser après l’effort.

Pour terminer, je partage avec toi une citation de Peter Drucker :

Il n’y a rien de pire que d’être efficace à faire ce qui ne devrait pas être fait en premier.

Et j’ajoute : procrastiner, c’est sacrifier ce que l’on veut vraiment pour avoir ce que l’on veut maintenant.

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